12 nov. 2007

Demain l’hiver

Ça y’est c’est parti, j’ai vu tomber cette merde blanche il y a quelques jours. On dira ce qu’on voudra, les cons de Chihuahua qui portent des tites bottines pis des manteaux assortis ont peut-être l’air fifs mais au moins ils se gèlent pas leur cul d’importés !

Avec mes douze printemps, un hiver de plus me déprime au plus haut point. Je vais encore avoir le bout de queue qui me picotte, je la trouve pas drôle.

Bon ok ! Il y a toujours la joie de se faire un «toe path» dans le parc en fonçant à toute allure dans la neige jaunie par la signature de tous et chacun. Il y a aussi le bonheur intense de voir mes humains s’habiller en sac de couchage et se bécher dans la slush pendant que je les tire comme un chien de traîneau pas d’traîneau. Mais tout ça compense très peu pour le reste.

À chaque fois que j’essaie de retrouver le doux parfum d’une Cocker ou d’une Danoise sous la neige, je me relève la tête en ayant l’air d’une imitation rétro de Claude Dubois. Pas très subtil quand se pointe un chien policier. À tout coup c’est la fouille complète, et pas avec les pattes, je vous l’assure. Ils ont toujours le don de se mettre les nez dans nos affaires.

Et y’a mes rhumatismes qui en prennent pour leur rhume. Trouvez-vous que ça à l’air bright une chienne racée qui se promène avec la patte arrière droite repliée en sautillant ? J’ai l’air de Martin Deschamps qui aurait oublié ses béquilles, c’est dégradant ! Eille ! les humains ! à quoi ça sert Hydro-Québec si on peut pas chauffer l’dehors ? La collectivité est tout à fait à l’image de mes deux cons d’humains qui font jaillir le feu d’un cossin en plastique mais qui peuvent pas arrêter la pluie. Méchants génies !

J’haïs l’hiver, maudit hiver, calcium dans les pantoufles, look de mouton, odeur de guenille mouillée laissée sur le comptoir, guedille au nez, pas de divan en entrant à la maison, petite goutte qui me gèle la blague c’est pas comique !

Sérieusement, si vous me demandez si j’aime l’hiver, tout ce que j’ai envie de répondre c’est : WOUF !

Vivement le printemps et le dégel des pommes de routes, comme l’émergence douce et heureuse d’une foule d’informations essentielles à ma vie oubliées sous cette merde blanche.
.

Aucun commentaire: