Mes deux humains (Cocker et Pit-Bull pour les amateurs des pubs de Fido) se bidonnent bien... Sharron qu’ils m’appellent en l’honneur de tous ces personnages de soaps d’après-midi. À peine transformé, ce sobriquet m’est attribué comme prénom dans leurs délires soit-disant amusants.
Charogne. C’est assez évident, une insulte à peine voilée. Et ils croient que je ne comprends pas l’allusion.
Ok, c’est certain, je ne peux pas m’empêcher de me garocher dans la cuisine aussitôt le souper servi pour vérifier si Cocker n’a pas échappé de succulents trognons de pomme ou un petit morceau de leur gibier.
Selon PittBull je suis une charognarde. La dessus, je n’ai rien à dire puisque j’adore lui lécher le visage... Et vlan ! À bitch, bitch et demie ma cocotte ! Il peut bien parler lui ce ti-Pitt. Pas beaucoup mieux que moi dans le rang social, la hiérarchie de la meute. Lui non plus a pas le droit d’entrer dans la cuisine quand Cocker fait le souper. Il a un seul passe-droit de plus que moi : il a son petit coin de tapis au bout du comptoir où il peut écraser des patates de temps en temps.
Et ça essaie de me donner des ordres : «Lave tes pattes !» Crisse, ça goutte le calcium, essuie-moi les avec une serviette, chus pas un chat bout d’crisse !
Son attitude lui a mérité une course au bout de ma laisse sur le verglas hier. Enwouèye le PittBull essaie donc de rester d’boutte. Méchant mâle alpha. Je dirais plutôt une tapette alphabits, pis ramolie avec du lait en plus.
Je réclame l’égalité des sexes et des races dans cette maison. Des accomodements raisonnables comme ils disent. Allez ! chop-chop ! du sirop d’érable et du veau gras pour tous !
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23 nov. 2007
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